« L’homme occidental a tellement peur de perdre la face et son statut dominant dans la hiérarchie de l’humanité, qu’il en oublie le sens de la civilisation qu’il a contribué à concevoir et à construire. Il agit comme si son histoire était définitive, c’est-à-dire achevée, ce qui constitue une aberration en terme d’avenir. »

G.A.J


Les grands tournants de l’Histoire sont irréversibles et conduisent à des crises sociales et politiques s’ils n’ont pas été anticipés.
Aujourd’hui, la mobilité des migrants provoque l’inquiétude des pays développés qui se sont laissé déborder par les évènements, pourtant annoncés depuis cinquante ans. Il en résulte un sentiment de rejet violent, une dérive nationaliste qui conduit l’opinion générale.
Or, ces velléités de repli et d’enfermement sont vaines contre le cours des choses, car le siècle sera migratoire, le processus est enclenché et rien ne l’arrêtera plus. Ni murs ni sanctions. La solution est ailleurs, encore possible. Mais pour combien de temps ?
Si l’Occident ne met pas en œuvre une politique commune d’ouverture, vigilante mais humaine, stricte mais compréhensive, alors il peut redouter pour son avenir. Car face à lui, l’humanité souffrante qui n’a plus rien à perdre prendra l’initiative du renouvellement de monde.
Battre en brèche le fatalisme, reconsidérer les valeurs de l’homme à la mesure de la grande transition du siècle reste à sa portée. Si le devoir des pays riches est donc politique, il dépend avant tout de la volonté des peuples. A la condition qu’ils prennent conscience de l’urgence du défi.
Devant la détresse des migrants, leur détermination à survivre il faudra que l’Europe se remettre unanimement en question, que la France ose mettre en cause ses convictions, voire ses institutions. 
Parce que l’urgence n’est plus discutable.
« Je me suis engagé dans la question migratoire en raison des
interrogations qui ne me laissaient pas en repos. Pour que ma
réflexion ne soit pas l’otage d’une pensée dominante et de ses facilités
intellectuelles. Il ne fallait pas que je cède aux instincts qui obscurcissent la raison. J’ai donc longuement et sincèrement entendu toutes les parties, compris leurs doutes et leurs craintes, mais aussi leur foi dans l’avenir d’une mondialisation sociale globale. Toutes ces contradictions ayant été mises en balance, je m’autorise à rendre public cette évidence, qu’il faut repenser l’immigration dans ses fondamentaux. »

         Gérard A. Jaeger

LCI le Jeudi 12 Novembre 2015

    Sortie  le 13 novembre 2015
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