Landru, bourreau des cœurs 
Plus de quatre-vingts ans après son exécution capitale, Henri-Désiré Landru défie toute concurrence au panthéon du crime. 
Avec son charme tranquille, ses manières de petit bourgeois et sa discrétion rassurante, il n’inspire pas de répulsion instinctive. Sa force de persuasion réside dans la confiance dont il semble garant. Beau parleur, il manie parfaitement l’humour et l’ironie tel un personnage de Vaudeville.
Au sortir de la Grande Guerre, les Français entrent dans une période de doutes et de frustrations. Difficultés économiques et sociales font glisser la France des années 1920 vers la délinquance et le crime. Le nombre de condamnations explose, tous les barrages de la moralité sont levés. 
C’est « Le Petit Journal » qui le premier va relater ce qui n’est encore qu’un fait divers en pages intérieures. Mais très vite, flairant le grand cru judiciaire, la presse populaire va s’emparer de l’affaire…
Arrêté le 12 avril 1919, il faudra dix-huit mois pour conclure à la culpabilité de Landru… mais sans la moindre preuve. Condamné à mort le 30 novembre 1921, il est guillotiné le 25 février de l’année suivante par Anatole Deibler. A son avocat, il confie quelques minutes avant sa mort : « J’emporte mon secret. C’est mon petit bagage ».
Sans qu’aucun anniversaire, ni aucun événement ne justifie les intérêts convergents de la France pour Landru en 2005, le livre de Gérard A. Jaeger est paru en même temps qu’un téléfilm produit et diffusé par TF1.
L’auteur fut entre autres radios et télévisions, l’invité de Christophe Moulin sur LCI, en compagnie de Pierre Boutron, le réalisateur du film. Ce dernier confessait alors qu’il avait pris des libertés face à l’Histoire. Libertés rectifiées par l’historien au cours de l’émission, dans un esprit convivial et constructif animé parfois de quelques échanges décochés sur le vif !
Quelques semaines plus tard, une pièce de Laurent Ruquier se créait à Paris, au théâtre Marigny, avec Régis Laspales dans le rôle de Landru. C’est à cette occasion que le producteur du spectacle demandait à l’auteur du livre de concevoir les panneaux didactiques destinés à informer les spectateurs, dans le grand hall du théâtre, sur l’histoire vraie de ce personnage entré un peu par effraction dans la légende du crime. 
Ce fut le point d’orgue de cette aventure, commencée deux ans plus tôt à Gambay par la visite de la maison de Landru. J’accompagnais Gérard dans ce pèlerinage, et ce voyage m’a donné les frissons… 
Mais si je suis encore là pour en parler, c’est que j’avais tort de m’inquiéter !
Béatrice Alvergne
Ce que la presse écrite a dit du livre
(Sélection) 
Historia (Paris), septembre 2005 (Pierre Baron) :
« Signé par l’historien Gérard A. Jaeger, cet ouvrage fera date par la qualité et l’exigence de l’enquête à laquelle s’est livré son auteur. La force de cette biographie réside dans le fait que ce n’est pas seulement le parcours d’une vie qui est présentée mais le rapport de Landru à son époque. La thèse de Gérard A. Jaeger nous a parue des plus pertinente : le tueur en série n’arrive pas à n’importe quel moment, mais à un tournant, à un changement radical de société. » 
Aujourd’hui en France (Paris), 19 septembre 2005 (Elsa Fouillac) :
« Le mensuel Historia consacre sa couverture au fameux tueur. Au menu, des extraits du livre de Gérard A. Jaeger, avec une chronologie année par année de ses crimes. L’ensemble est captivant. »
Le Nouvel Observateur (Paris), du 20 septembre au 5 octobre 2005 (Laurent Lemire) :
« Gérard A. Jaeger nous livre tous les secrets de cette farce macabre qui s’est jouée à guichets fermée au tribunal de Versailles en 1921. Un ouvrage inspiré sur un dossier toujours brûlant… »
L’Illustré (Lausanne), 28 septembre 2005 (Jean-Blaise Besançon) :
« En 2001, l’historien Gérard A. Jaeger avait écrit une passionnante biographie d’Anatole Deibler, bourreau de la République française, L’Homme qui trancha 400 têtes. Il livre aujourd’hui un remarquable portrait de l’une de ses plus célèbres victimes, Henri–Désiré Landru, exécuté par ses soins en 1922. »
Point de Vue (Paris), du 5 au 11 octobre 2005 (Isabelle Pia) :
« Comme l’explique Gérard A. Jaeger dans la passionnante biographie qu’il vient de consacrer à Landru : désormais, la France a trouvé le bouc émissaire qu’elle se cherche depuis la fin de la guerre, sur lequel elle va pouvoir déverser ses contradictions.  »
Le Temps (Genève), 19 novembre 2005 (Xavier Pellegrini) :
«Gérard A. Jaeger ne se contente pas de dresser le portrait d’un assassin, ni d’examiner les zones d’ombres du procès. En décrivant le quotidien des victimes, il donne à voir une classe sociale déboussolée par la guerre. »
Le Matin (Lausanne), 28 décembre 2005 (Jean-Marie Rolle) :
« A 53 ans, Gérard A. Jaeger vient de publier un livre consacré à Landru, guillotiné en 1922 pour avoir tué dix femmes. Depuis sa sortie en septembre, son ouvrage rencontre un beau succès. »
La Presse (Montréal), 2 avril 2006 (Jean-Claude Laurence) :
« Pour Gérard A. Jaeger, Landru fut plus qu’un meurtrier. Il fut l’exutoire d’une société qui l’avait mis au monde, et la part d’ombre de l’inconscient populaire français. Plus qu’il n’en faut pour gagner sa place au panthéon du crime. »
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