« Otage : n. m. (étymologie incertaine). Personne arrêtée et retenue comme garantie 
contre des représailles possibles. »
                                                                                    Dictionnaire Quillet de la langue française

Otage : S’il est impossible de définir l’origine géographique et culturelle de ce mot, c’est sans doute en raison de son universalité.

	Cette intimidation, ce commerce venu du fond des âges est une monnaie d’échange à laquelle on avait jadis recours dans les cas désespérés, pour faire entendre ses raisons et ses droits : une carte maîtresse qui n’avait pas encore pour but d’attenter à la vie, mais de servir de garantie.  D’où cette définition couramment acceptée : « Personne, ville ou territoire remis au pouvoir d’un autre pays pour assurer l’exécution d’un traité, d’une promesse ou d’un engagement. »

	Mais l’utilisation de l’otage a très rapidement pris un tour qui défie les lois de la sémantique.

	Principalement politique, la prise d’otages est progressivement devenue crapuleuse dans les faits. Et par-là même, s’affranchissant des codes qui en régissaient les applications, elle a sombré dans l’anarchie. Ultime procédure pour se protéger d’une trahison, elle a fini par transgresser son usage historique pour devenir un moyen de pression et de chantage à la terreur : une contrainte appliquée sur la tempe de l’adversaire comme le canon d’un revolver.

	Détournée de sa fonction originelle, l’utilisation criminelle de la prise d’otage est dorénavant considérée comme une finalité. Et ce rôle nouvellement dévolu aux victimes des ravisseurs les a conduites à n’être plus que les proies innocentes d’un conflit de civilisations expiatoire.

	Depuis le 11 septembre 2001, l’otage ne fait même plus l’objet d’une pression négociable puisqu’il est condamné d’avance à mourir pour l’exemple : acteur malgré lui d’une vision dévoyée de la guerre moderne.
De l’Antiquité aux attentats terroristes, en passant par la Méditerranée barbaresque dont la rançon réclamée aux otages capturés en mer figurait au budget des Etats riverains, cette étude démontrera que les otages, après avoir servi de monnaie d’échange, sont devenus la cible d’une guerre impitoyable qui commence à dire ouvertement son nom. Mais elle compte également s’attacher aux conséquences psychologiques qui en découlent pour les rescapés des ravisseurs, pour les sociétés fragilisées dont ils sont issus et les gouvernements censés les protéger. L’exemple de la Colombie n’est pas unique, mais il définit bien l’émergence de ce nouveau discours de la terreur dans lequel on est en droit de se demander : « A qui profite le crime ? »…
Prises d’otages 
le plus vieux commerce du monde
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l'auteur en reportage en Colombie (août 2008)
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Préface d’Hervé Morinpreface.htmlshapeimage_11_link_0
PARIS (AP) --  Ce livre, critique à l’égard de certaines manipulations psychologiques, a l’ambition de rendre l’actualité plus lisible en démêlant les fils de l’histoire. En s’appuyant notamment sur l’exemple de la Colombie, analysant les détournements d’avions et de navires, les attaques de banques, les menaces sur les écoles …, l’auteur, essayiste et romancier à qui l’on doit des ouvrages de géopolitiques et des biographies de personnages en marge de l’histoire, dresse ici une typologie de la prise d’otages : crapuleuse, politique, terroriste… Il évoque, parmi d’autres, les drames vécus par Aldo Moro, Florence Aubenas, Natascha Kampusch… qui ont tous, d’une façon ou d’une autre, suscité l’émotion, la peur et la révolte, et, quelquefois, l’incompréhension. Si, dans l’Antiquité, la prise d’otages était considérée comme une garantie de l’exécution d’un traité, la stratégie des criminels a de nos jours bien changé : la prise d’otages  est dorénavant considérée comme une finalité. Comme on l’a vu depuis le 11 septembre 2001, l’otage ne fait plus même l’objet d’une pression négociable: devenu marionnette des factieux, il est souvent condamné d’avance à mourir pour l’exemple! Un livre puissant dans lequel Gérard A. Jaeger s’attache logiquement à comprendre les traumatismes psychologiques causés par un enlèvement, sur les individus, la société et les gouvernements fragilisés par des règles de négociations sans cesse remises en question. Dans cet esprit, M. Hervé Morin, ministre de la Défense, estime,  dans sa préface, que « c’est la mission du responsable politique que de tout mettre en œuvre pour empêcher que de tels drames se nouent. Il en a les capacités ». Pas si simple !
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Interview du 17 Janvier 2013
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